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Alija Izetbegovic et la lâcheté occidentale
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La Bosnie a été occupée
pendant 5 siècles par les Ottomans qui ont islamisé une
partie de la population (des Slaves d’origine), quand
dans le même temps, les serbes continuaient de jouer le
rôle verrou de l’islamisme en Europe en combattant
l’empire Ottoman. D’où le ressentiment des Serbes contre
les
musulmans Bosniaques qu’ils considèrent comme des lâches
ayant cédé à l’envahisseur musulmans.
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"Il
ne peut y avoir de paix ou de coexistence
entre la foi islamique et les sociétés et
les institutions politiques non-islamiques.
..L’Islam exclut clairement le droit et la
possibilité d’activité sur son propre
terrain de quelque idéologie étrangère à
l’Islam que ce soit... et l’Etat doit être
une expression de la religion."
Alija Izetbegovic
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Izetbegovic est un musulman bosniaque, né en 1925,
il s’engage avant la seconde mondiale guerre dans les
Jeunes Musulmans, mouvement fondamentaliste
anti-occidental combattant les " dérives modernistes de
l’Islam ".
Au printemps 1943, le futur président bosniaque dirige
les jeunesses musulmanes pro-nazies de Sarajevo. A ce
titre, il reçoit dans la capitale bosniaque Amin
al-Husseini, le grand mufti de Jerusalem, pilier de
l’entente islamo-nazie contre les " sionistes " et ami
personnel d’Hitler, qui l’accueillera en Allemagne
pendant la guerre.
Comme les Frères Musulmans, il prône le Jihad contre les
Juifs, la solution finale étant réinterprétée à la
lumière du " combat sacré sur le chemin de Dieu ".
A son appel 20 000 musulmans bosniaques s’engagèrent
dans la Waffen SS.
Aussi Izetbegovic sera t-il l’un des organisateurs de la
fameuse division SS musulmane Handchar (du terme yatagan
ou sabre). Aux côtés de la Handchar seront constituées
la division SS Kama (couteau , poignard), les milices de
Nasid Topcic et Hajji Effendic, appelés Cadres verts,
sévissant en Bosnie orientale ainsi que la Légion
islamique de Huska Milikovic, en Bosnie orientale.
20
octobre 1983, il est arrêté pour
"activités
contre-révolutionnaires, nationalistes et musulmanes"
par le pouvoir communiste yougoslave, après avoir publié un texte
de 30 pages dans lequel il déclarait vouloir créer un
état islamiste en Bosnie.
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« L’islam ne peut en aucun
cas coexister avec d’autres religions dans
le même Etat, sauf comme un expédient à
court terme. Sur le long terme, par contre,
après être devenue plus fort, dans un pays
quel qu’il soit, les Musulmans ont le
devoir de s’emparer du pouvoir et de créer
un Etat authentiquement islamique ».
Alija Izetbegovic
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En imposant les indépendances de la Slovénie et de la
Croatie en 1991, de la Bosnie en 1992. Washington,
Berlin et Paris jouent la carte du président
Izetbegovic, nationaliste musulman qui a imposa la
scission et devient du même coup président de la
Bosnie-Herzégovine.
En
1993 , la division Handchar devient la garde prétorienne
d’Izetbegovic. Atteignant 6000 à 7000 hommes (des
moudjahiddins
arriveront d’un peu tous les pays islamistes du monde),
la " nouvelle Handchar " armée par les capitales arabes
et occidentales, ne masque jamais sa filiation nazie,
son modèle spirituel et politique étant toujours
Al-Husseini. La même année,
Izetbegovic reçoit le prix Prix islamique à Riyad
(90 000 euros) : " en récompense de son engagement en
faveur du Jihad ".
On notera aussi que Ben Laden s’est vu offert la
nationalité Bosniaque par Izetbegovic pour pour bon et
loyaux services, et qu’il effectua un séjour en Bosnie
en 1994, pays qu’il considérait comme une base de
l’islamisme en Europe.
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Parade d’une milice
musulmane bosniaque en 1995 à Zenica (centre
de la Bosnie).

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En 1996, il devient le premier président de la
Présidence collégiale tripartite de la Bosnie
d’après-guerre, avant de se retirer de la vie
politique en 2000 et mourir le 19 octobre 2003 à
78 ans. A cette occasion, la presse publiera de
petites biographies de sa vie, presque aucun
journal ne reviendra sur son passé nazi, ni sur
l’islamisme radical qu’il organisa pour
combattre la Yougoslavie ou encore la
volonté serbe de ne pas voir se " balkaniser " davantage
la région. Tous défendront l’homme bon, "
l’indépendantiste ". (Seul le figaro reprendra
quelques passages de son manifeste islamiste de 1970).
Bernard Henry Lévy n’hésitera pas à le qualifier de
" De Gaulle bosniaque "
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Extrait
du Manifeste islamique d’Alija Izetbegovic de
1970 (ref : Le manifeste
islamique, Al-Bouraq, Paris-Beyrouth, 1999, isbn
2-84161-113-2)
"Il est impossible qu’un vrai musulman donne sa
vie pour la cause d’un empereur ou d’un gouvernant, quelle que soit la
notabilité de celui-ci, ni pour la gloire d’une nation, d’un parti, ou de
ce qui leur ressemble [...]. Le musulman défie la mort pour l’amour d’Allah
ou pour la gloire de l’Islam, sinon il quitte le champ de la bataille."
(p.39)
"Il n’y avait pas d’analphabètes en Espagne
musulmane aux Xe et XIeme siècles". (p.60)
" [...] les attitudes des Musulmans vis-à-vis du
Qur’an, source essentielle de l’idéologie et de
la pratique islamique." (p.62)
"La définition exhaustive de l’ordre islamique
est : l’unité de la Religion et de la loi, de
l’éducation et de la force, des idéaux et des
intérêts, de la société spirituelle et de l’Etat, le tout
avec l’harmonisation de la
spontanéité et de l’obligation." (ibid.)
"De façon générale, le musulman n’existe point
en tant qu’individu indépendant." (p.75)
"Il n’est en effet pas possible qu’une paix ou
qu’une coexistence ait lieu entre la Religion islamique et les institutions
sociales et politiques non islamiques." (pp.81-82)
"Il n’y a pas de principe de laïcité". (p.82)
"L’Islam comporte l’idée de "nation", dans le
sens de tendance et d’aspiration à unir tous les
Musulmans dans une seule communauté religieuse, culturelle et politique." (p.89)
"La propriété privée, telle que dans la Sharî’a
islamique, diffère de celle du droit romain, dans ce sens que le
propriétaire n’a pas en Islam le droit
de faire mauvais usage de sa propriété [...]".
(p.91)
[La Zakât est l’obligation pour tout musulman
aisé de donner une partie de ses revenus aux pauvres] "[...] celui qui ne la paie pas enfreint une
règle capitale de l’Islam qui entache son islamité. Il ne sera plus Musulman,
mais renégat à punir." (p.92, note 5)
"la contribuable n’a pas d’autre choix que de la
payer [la zakât encore], il appartient à l’autorité dirigeante d’assurer
son exécution quel qu’en soient les moyens, quand bien même par l’usage de la
force."
"[...] la peine qui frappe l’insulte à la
dignité de la femme honnête par des paroles portant atteinte à l’honneur
familial. Cette peine vise à la protection de l’honneur des gens en
débarrassant la société de toute
corruption et de toute perversité." (p.96)
"[...] l’application de la loi du talion aux
meurtriers avec préméditation et injustement. Le talion incarne un intérêt
public qui est la protection des vies." (p.97)
"La suppression de toutes les sources de
corruption des moeurs de gens [...]est l’un des aspects les plus important de
l’ordre islamique.
[...]
Voici certaines choses que l’Islam a proscrites
et dont, par ses dispositions, l’ordre islamique allait rendre
impossible la survenue :
- toutes sortes de boissons enivrantes ;
- la prostitution publique ou secrète ;
- le libertinage dans la littérature et l’art à
travers les mots, les photos, les films ou la télévision ;
-les clubs de jeu de hasard, les boites de
nuit, les clubs de danse, et toute forme de divertissement et de plaisir qui
ne s’accordent pas avec les principes moraux de l’Islam." (p.103)
" [la femme ne doit pas subir de mauvais
traitement]. Ces points de vue ne sont pas empruntés à la théorie d’égalité des
deux sexes à l’occidentale, car celle-ci exprime la tendance à ce que
soient imposés à la société les normes, les caprices et la domination d’une
certaine catégorie immorale du sexe féminin." (p.112)
"Au lieu de l’égalité abstraite, l’Islam assure
à la femme l’amour, la vie conjugale, les enfants, et tout ce que cela
signifie pour elle." (p.114)
"[...] assurer à la femme et à ses enfants en
cas de divorce ou de polygamie la protection efficace." (ibid.)
"En réalité, le Qur’ân ne nous ordonne pas
d’aimer nos ennemis, mais il nous ordonne dans des termes formels d’être
équitables et de pardonner.(...) Il faut donc que l’emploi de la force s’adapte à
ce principe." (p.115) [Au cas où quelqu’un aurait naïvement cru que l’équité
et le pardon excluaient l’emploi de la force...]
"Le mouvement islamique peut, ou plutôt doit
commencer par la prise du pouvoir dès lors qu’il possède une grande part
de puissance morale et numérique qui lui permet, non seulement de
renverser le pouvoir non islamique, mais encore d’établir le nouveau
pouvoir islamique." (p.132)
"Il est donc évident qu’il y a deux réalismes :
notre réalisme à nous et le réalisme des impuissants soumis par nous."
(p.139)
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Izetbegovic satisfait
Extrait de l’article paru
dans l’Humanité, le 31 août 1995
De passage à Paris où il a,
par deux fois, rencontré
Jacques Chirac, le président
bosniaque Alija Izetbegovic
a affiché sa satisfaction
après les bombardements
menés par l’OTAN contre les
positions serbes autour de
Sarajevo. (...)
Alija Izetbegovic a
également « remercié »
Jacques Chirac « pour cette
action dans laquelle il a eu
un rôle important ». (...)
Avant de quitter Paris, il
s’est exprimé à la
Cartoucherie de Vincennes,
devant des militants des
droits de l’homme et des
personnalités comme
Bernard-Henri Lévy et l’abbé
Pierre, il a demandé à
Ariane Mnouchkine, Olivier
Py, François Tanguy,
Emmanuel de Véricourt, en
grève de la faim depuis le
début du mois pour protester
contre le conflit bosniaque,
de cesser leur action.(...)
Voir
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Les propos de Chirac le jour de la mort
d’Izetbegovic :
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A la femme
d’Izetbegovic : "...
Je tiens à vous
adresser à titre personnel et au nom
de la République française nos
condoléances très sincères....
La France sait
le courage exceptionnel dont a fait
preuve Alija Izetbegovic dans les
heures les plus sombres du siège de
Sarajevo." |
("Les heures le plus sombres",
Izetbegovic
les a surtout initiées.)
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Au président Bosniaque : "...C’est
avec tristesse que je viens
d’apprendre le décès d’Alija
Izetbegovic...
La France
connaît le rôle historique et le
courage politique qui animèrent
Alija Izetbegovic, comme ceux qui,
avec lui, conscients de
représenter la diversité des peuples
de Bosnie" |
"conscients
de représenter la diversité des peuples de
Bosnie" ... Chirac ne comprend pas
grand chose aux conflits des balkans.
Izetbegovic n’a jamais été soucieux de
défendre un quelconque
cosmopolitisme en Bosnie, mais plutôt d’y bâtir
un état islamiste dur et sans serbes.
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Voir la lettre de
Jacques Chirac à Madame
Halida
Izetbegovic

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Chirac, Clinton, Kohl,
Wesley Clark ...
alliés de Alija Izetbegovic et
principaux acteurs
du démembrement de la Yougoslavie. |

Accords "de paix"
signés à l’Élysée le 14 décembre 1995 (MM. Milosevic,
Tudjman, Izetbegovic, F. Gonzalez, Clinton, Chirac et
Kohl).
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M. Hervé de
Charette entouré par les trois membres de la Présidence
collégiale de Bosnie-Herzegovine : M. Izetbegovic, M.
Zubak, M. Krajisnik. 14 novembre 1996.
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Général américain, Wesley Clark devenu politicien
démocrate,
au côté de d’Izetbegovic en 1997.
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Entretien de
Jacques Chirac, président de la République française,
avec M. Alija Izetbegovic, président de la Présidence
collégiale de Bosnie-Herzegovine. 4 octobre 1996.
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Merci entre autres à
Islam-Danger.com et Alexandre Del Valle
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©Unite-francaise.com - 28 juin 2006
http://www.unite-francaise.com/spip.php?article33
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Mis en ligne le :
mercredi 28 juin 2006.
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