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PERREGAUX,
fruit
de la France coloniale
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Perrégaux est une création
française, mettre en valeur une région
prometteuse mais insalubre et
sauvage, broussailles, une terre
difficile à défricher, le sel apporté par l’oued Melah,
les inondations et les marécages. En
raison des conditions de vie difficiles des premiers colons, la
ville ne prendra son essor qu’après
la construction du barrage de l’Oued Fergoug 1871 et l’arrivée du chemin
de fer. Un barrage qui cédera
par trois fois, 1872, 1881 et 1827.
En
1858,
le village comptait 128 européens.
En 1870, Perregaux devient autonome,
jusqu’alors rattaché à la commune
Saint-Denis-du-Sig. En 1873, la
ville compte 666 habitants. 2100 en 1876 dont
610 français, 4 israélites, 589
indigènes et 897 étrangers presque
tous espagnols. En 1887
la population du centre de Perrégaux
compte 4602 habitants, dont 937
français, 1811 étrangers, 1805
musulmans et 42 israélites.
Après l’indépendance, l’explosion
démographique de la population
musulmane et les européens
contraints au départ par la violence
auront raison de la prospérité de la
cité.
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En 1880, Guy de Maupassant
se trouvait en Algérie. D’Oran, il
décidait de se rendre à Saïda et
rapportait plus tard dans ses
nouvelles parues sous le titre *Au
Soleil * :
" J’ai donc pris, avec un
billet pour Saïda, le petit chemin
de fer à voie étroite qui grimpe sur
les hauts plateaux.
Après quelques heures de route
on atteint les premières pentes de
l’Atlas. Le train monte, souffle, ne
marche plus qu’à peine, serpente sur
le flanc des côtes arides, passe
auprès d’un lac immense formé par
trois rivière que garde, amassées
dans trois vallées le fameux barrage
de l’Habra. Un mur colossal, long de
cinq cents mètres, contient,
suspendus au-dessus d’une plaine
démesurée, quatorze millions de
mètres cubes d’eau.
(Ce barrage s’est écroulé l’an
suivant, noyant des centaines
d’hommes, ruinant un pays entier.
C’était au moment d’une grande
souscription nationale pour des
inondés hongrois ou espagnols.
Personne ne s’est occupé de ce
désastre français.) " |
La plaine de l’Habra était difficile à
parcourir à cause des broussailles, d’un
bois de tamarins et des marais parcourus par
des troupeaux nomades de moutons et de
boeufs. Les tentes des Bordgia qui
surveillaient le passage de l’Habra pour le
compte des Turcs, ne rappelaient guère
l’ancienne cité de Castra-Nova. En 1838, on
y construit une redoute, puis des
concessions sont accordées à des colons
français et espagnols, surtout originaires
de Saint-Denis du Sig, vivant dans des
gourbis. Robert Thintoi |

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Gare de l’Etat |

Gare P.L.M. |

Gare après les inondations |
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Extrait
d’un bulletin municipal de l’année 1877 |
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(...) Agriculture
Les cultures actuelles se
composent de :
196 hectares de blé tendre
675 hectares de blé dur
1196 hectares d’orge
16 hectares d’avoine
87 hectares de lin
total 2257 hectares
Si l’eau ne manque pas,
peut-être fera-t-on 3 à 400 hectares de maïs, le reste du
territoire est en pâturage. Dans la plaine, les colons
isolés abandonnent de plus en plus les cultures, pour ne se
livrer qu’à l’engrais du bétail. Les terres valent en
moyenne 400 francs l’hectares. (...)
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(...) Services municipaux
Municipalité :
- 7 Français
- 1 étranger
- 1 musulman
Electeurs français : 174 Electeurs étrangers :
41
Electeurs musulmans : 34 (...)
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(...) Cultes
7 familles protestantes
18 familles israélites
le reste catholique.
Un prêtre catholique, un rabbin.
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(...) Industrie
Nulle ; susceptible d’atteindre un certain développement si
le port d’Arzew n’absorbe pas à lui seul toutes les
marchandises venant des hauts plateaux, par le chemin de fer
d’Arzew à Saïda.
La gendarmerie doit être doublée pour assurer le service
d’une manière régulière, ou bien le territoire doit être
agrandi à l’ouest, au sud et à l’est, pour permettre
l’établissement d’une police sérieuse.
La Cie franco Algérienne a fait une plantation de 10
hectares de cannes à sucre, sans résultat. (...) |
(...)
Instruction publique
Ecole des garçons gratuite,
un instituteur, 50 élèves
Ecole des filles gratuite, une institutrice, 40 élèves
(...)
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Le barrage |

Petit barrage |

Le barrage en 1927, avant la catastrophe |

Le barrage en 1927, après la catastrophe |

1907, petit barrage |
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1958 |
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Prison |

Mairie |

Mairie |

Commissariat |

Poste Télégraphe et Mairie |

Poste |

Mairie |

Poste |

Gendarmerie |

Gendarmerie |

Infirmerie |

Gendarmerie |

Mairie |

Poste et Eglise |

Poste |
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Eglise et marché |

Voie ferrée pendant les inondations |

Pont Oued Habra |
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Rue Mostaganem |

Rue Mostaganem |

Rue Mostaganem |

Rue Mascara |

Rue Mostaganem |

Rue Mostaganem |

Rue Mostaganem |

Rue d’Oran |

Rue d’Oran |

Rue d’Oran |

Rue d’Oran |

"Rancho, 1950" |
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| Square
ST Laurent &
Kiosque |
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Ecole des garçons |

Ecoles des filles |

Ecole indigène |

Ecole des filles |

Ecole des garçons |

Ecole maternelle |

Apprentissage |
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Place de France |

Monument aux morts, 1927 |

Monuments aux morts, 1958 |

Bains maures |

Briquerie |

Nouba, l’Echo du Barrage |

Marabout de sidi-el-kader |

Tailleur de pierres sur le faubourg Laurent |

Marché arabe, boucherie |

Marché arabe et les nouvelles écoles |

Jardin du marché |

Village nègre |

Inauguration du monument aux morts |

Habitations bon marché |

Pont construit par le génie militaire, 1926 |

Pont construit par le génie militaire, 1926 |

La briqueterie |

Pont P.LM. |

Pont détruit sur la ligne des chemins de fers
algériens |

Marabout de Sidi Ben Aich, sur la route du barrage |

Inondation su 11 novembre 1927 |

Pont de l’Habre avant le sinistre |

Le marché |
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1962 ... fin dE PERREGAUX
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